8 choses à faire pour être plus écolo

Partout on entend qu’il y a urgence pour le climat, qu’il faut sauver notre planète et par la même occasion l’humanité tout entière, rien que ça.

Mais à notre niveau, le challenge peut paraître insurmontable. On ne sait pas par où commencer, on a l’impression qu’on n’arrivera jamais à tout faire, bref, on est dépassé… Je vous rassure tout de suite, personne n’est parfait, même les blogueurs.euses les plus extrêmes en matière d’écologie ont tous une petite part d’imperfection. Et parce que nous ne sommes que des humains, il faut accepter que l’on ne pourra pas tout changer du jour au lendemain. Ce n’est pas donné à tout le monde d’aller vivre en auto-suffisance, dans une maison auto-construite, avec son potager, le changement de mode de vie peut être brutal.

C’est pourquoi je vous propose ici quelques petits pas simples et rapides pour une vie plus écologique et durable. Je vais passer en revue plusieurs aspects de la vie courante, à vous de sélectionner ce que vous pouvez facilement mettre en place dans votre quotidien.

1) Passer à l’électricité verte

L’électricité verte, c’est l’électricité issue du solaire, de l’éolien, de l’hydraulique ou de la biomasse. Sa production impacte moins l’environnement que la production issue du nucléaire ou des énergies fossiles.

Il y a de plus en plus d’offres d’électricité verte, même chez EDF. L’idée n’est pas que vous consommiez directement cette électricité mais que votre fournisseur s’engage à injecter autant d’électricité verte sur le réseau que votre consommation.

Pour passer à un abonnement 100% électricité verte, rien de plus simple. Il vous suffit de contacter EDF ou l’un des fournisseurs proposants ce genre d’offre (Enercoop, Ilek, Ohm, etc.) J’ai une petite préférence pour Enercoop qui est une coopérative dont les actionnaires sont les clients et qui réalise un vrai travail auprès des producteurs pour s’assurer une électricité locale et citoyenne qui leur permette d’en vivre.

Si vous changer de fournisseur, ce dernier s’occupe de votre résiliation, sans coupure. C’est donc assez simple et complètement transparent pour vous

2) Passer à la finance durable et solidaire

La banque est un secteur dont on sous-estime l’impact sur l’environnement et la société. Lorsque vous placez de l’argent sur un compte en banque, vous ne savez pas à quoi il sera utilisé. Peut-être pour financer des industries polluantes ou des projets de construction qui vont à l’encontre de la protection de l’environnement et de l’humain.

En choisissant la finance solidaire, vous vous assurez que cet argent sera utilisé pour financer des projets à impact positif pour l’environnement et la société.

On peut citer l’exemple du Crédit Coopératif chez qui je suis passée il y a quelques années. Ils proposent des comptes « Agir » ou il est possible de reverser ses intérêts ou un certains montants à chaque opération en carte bleu, à des associations que vous pouvez vous-même choisir. Ainsi vous financer les projets qui vous tiennent à coeur. La banque verse elle-même une petite somme de sa poche à l’association de votre choix à chaque opération. De la même manière l’argent que vous épargnez est utilisé pour financer des projets à impacts.

Vous pouvez aussi vous rapprocher de la Nef ou d’un des derniers nés comme Green-got (Si tu es fan d’Harry Potter, tu as la ref 😉 ) De la même manière que pour l’électricité, la nouvelle banque s’occupe de résilier les anciens comptes ou de transférer les prélèvements automatiques sur votre nouveau compte. C’est simple et rapide

3) Passer à la téléphonie durable

Eh oui, votre forfait téléphonique aussi a un impact sur l’environnement. mais comme pour les deux sujets précédents, il existe des solutions simple:

La première, passer chez Télécoop, une coopérative qui offre des forfaits téléphoniques qui incitent à prendre soin de la planète. Vous allez me dire, qu’est-ce qui pose problème dans mon forfait? Eh bien c’est surtout votre consommation de données cellulaires internet (3G, 4G, etc.) Ce forfait vous propose donc une offre basique de téléphonie et SMS et un surcout par tranche de 1Go de données internet. L’objectif? Vous inciter à limiter votre consommation de données et à privilégier le wifi. Là aussi, Télécoop s’occupe de résilier votre contrat avec votre ancien opérateur, sans changement de numéro.

Si on veut pousser le débat plus loin, on peut s’intéresser au smartphone. L’inconvénient des smartphones courant (Apple, Samsung, Huawei, etc.) c’est leur obsolescence assez rapide et leur faible réparabilité. Une entreprise néerlandaise à travaillé sur le sujet et a conçu le Fairphone, un téléphone modulaire, en logiciel libre, facile à réparer et fait pour durer plus longtemps. En prime, l’entreprise essaie d’utiliser des ressources rares issues de mines gérées sur le principe du commerce équitable.

Et pour aller toujours plus loin, plutôt que d’acheter votre téléphone, vous pouvez le louer grâce à l’entreprise Commown, spécialisée dans la locations de téléphone, d’ordinateurs et même de casques audio. Cette solution vous permet d’étaler vos dépenses, de profiter du dépannage en cas de problèmes et d’assurer la fin de vie de votre produit comme il se doit.

4) Limiter ses déchets

Je ne vais pas refaire tout le topo, puisque j’en parle déjà ici. Mais sans être un extrémiste des déchets qui fait tenir un an de poubelle dans un bocal, il y a quelques gestes simples pour réduire le volume de ses poubelles (en bonus, pas besoin de les sortir aussi souvent):

  • Acheter ses fruits et légumes en vracs et surtout pas emballé
  • Acheter ses produits d’entretiens dans des magasins qui proposent du vrac, comme Biocoop ou Day by Day. On achète le premier bidon plein et ensuite on vient le rechargé quand c’est nécessaire
  • Composter ses épluchures
  • Passer aux cosmétiques solides ou rechargeables, le secteur ayant fait d’énormes progrès ces 3 dernières années.
  • Limiter les achats de produits préparés et faire soi-même en faisant la part belle aux fruits et légumes

Avec ces premières étapes très simples, vous verrez le volume de vos poubelles se réduire comme peau de chagrin

5) Cultiver soi-même ses petits fruits, légumes et aromatiques

Sur le papier ça peut sembler difficile, notamment si vous habitez en ville. Mais je vous assure que c’est possible. Un pied de tomates cerise, un plant de fraise ou une botte de basilic ne prennent que la place d’un petit pot et se cultivent à merveille à l’intérieur ou en bord de fenêtre, pour peu qu’on les laisse dehors ou qu’on ouvre les fenêtres pendant la floraison. Pas de pollinisation, pas de fruit. Vous pouvez vous contenter des herbes, des salades et des radis qui poussent très bien en intérieur.

Pour ceux qui disposent d’un petit balcon ou d’une terrasse, voire même d’un rez-de-jardin ou, comble du luxe, d’un jardin, il existe tout un tas d’outils adaptés. On peut par exemple citer les potagers en carrés de chez Bacsac. Ils permettent de cultiver simultanément 4 plantes différentes, en extérieur, pour un poids relativement faible, bien adapté pour les balcons. Attention toutefois à ne pas surcharger votre balcon. Un petit carré de 4 sur un petit balcon de 5-6m² c’est déjà très bien.

L’avantage de cultiver ses propres légumes:

  • La satisfaction de manger ce que l’on a produit
  • La disponibilité et la fraicheur des légumes et herbes
  • Du bio toute l’année
  • Donner à manger aux insectes pollinisateurs et autres
  • Se reconnecter avec la terre et le rythme des saisons, non les fraises ne poussent pas en hiver.
  • Verdir son intérieur pour se sentir mieux chez soi

Il existe plein d’ouvrages qui traitent de la question et qui vous donneront tous les conseils nécessaires à la réussite de vos cultures.

6) Choisir sa garde-robe avec soins

Acheter des vêtements de qualité et qui durent, c’est ça être écolo. Par contre, on ne rempli pas ses placards à raz bord. On se limite à quelques basics simples et intemporelles qu’on agrémente de quelques pièces plus fashion mais toujours durable. L’idée c’est de ne pas avoir à renouveler le dressing trop souvent, ni d’avoir à jeterles vêtements qui ne sont plus à la mode ou abîmés. Vous pouvez vous diriger vers des marques écoresponsables comme Ekyog, TwoThird et j’en passe. J’aime particulièrement le concept de la jeune société française We Dress Fair qui déniche des marques qu’elle passe au crible pour vérifier l’éco-responsabilité des produits, qu’elle propose ensuite à la vente sur son shop en ligne ou dans sa boutique à Lyon. Sinon vous pouvez aussi vous diriger vers les marques made in France comme l’emblématique Le Slip français. Même si les vêtements ne sont pas forcément éco-responsables, l’empreinte carbone du transport est limitée et c’est un gage de création d’emploi dans le pays, donc d’économie plus locale.

Dans un autre registre, si pour vous l’investissement est trop important, il y a un autre point sur lequel vous pouvez faire attention. Il s’agit des matières. En effet les matières synthétiques et notamment le polyester, génèrent des microparticules de plastiques au lavage ou même au portage, qui vont ensuite polluer les océans. C’est une des principales sources de pollution. Donc dans l’idéal, on préfère le coton, le lin, le chanvre, le tencel, le cupro, la laine, la soie, etc. et on limite le polyester, l’acrylique, le polyamide, etc.

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7) Réduire sa consommation de viande

Je ne vous l’apprends pas, consommer de la viande tous les jours est extrêmement nocif pour l’environnement et l’être humain et ce pour plusieurs raisons:

  • Cultiver la nourriture pour le bétail participe à la déforestation (c’est le cas du soja brésilien)
  • Le transport de cette nourriture pour le bétail européen génère du CO²
  • Les émanations de méthane notamment chez les bovins à un impact direct sur le réchauffement climatique
  • Les parcelles utilisées pour cultiver la nourriture et faire paître le bétail pourraient être utilisées pour cultiver directement de la nourriture pour les humaines
  • La consommation excessive de viande et notamment de viande rouge et charcuterie est un facteur de risque pour plusieurs cancers, notamment le cancer du colon

La liste est encore plus longue mais je vais déjà m’arrêter là. Vous remarquerez que je n’ai même pas évoqué le fait que l’on tue un animal pour le manger, que ses conditions d’élevages et d’abattage sont affreuses, etc. parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour contre-argumenter. Tenons-nous en aux faits scientifiques!

Bref, réduire sa consommation de viande à une ou 2 fois par semaine a un impact considérable sur la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Quand vous achetez de la viande, assurez-vous qu’elle soit de bonne qualité, tant sur l’élevage que l’abattage. Ce sera peut-être un peu plus cher mais si vous en consommez moins, vous serez gagnant à la fin.

Quelques idées pour vous aider:

  • Hachis parmentier => on remplace la viande par des lentilles brunes
  • Lasagnes => version épinards ricotta
  • Chili => on enlève la viande et on remplace par un peu plus de haricots rouges et du maïs, le tout avec du riz blanc
  • Quiche lorraine => on passe à la quiche aux poireaux
  • Steak haché => on passe aux galettes de céréales

Les possibilités son quasi infinies et votre corps vous dira merci!

8) Réduire voir arrêter la consommation de poisson

Je vous laisserai regarder le documentaire Seaspiracy sur Netflix qui aborde ce sujet, mais globalement la pêche durable n’existe pas. Il y a toujours des prises accidentelles, toujours des pays qui continuent de tuer sciemment requins et petits cétacés, toujours des personnes détenues en esclave sur des bateaux de pêche partout dans le monde, tout ça que vous puissiez manger votre thon en boite.

D’ailleurs ça ne vous étonne pas que l’on mange surtout maquereaux, sardines, saumon et thon? Ils sont passés ou les autres poissons? Ils deviennent quoi ceux qui sont pêchés en même temps que le thon?

Les labels types MSC et autres ne vous assure rien du tout.Il y a un énorme conflit d’intérêt puisque MSC se fait payer pour délivrer le label. Il a donc intérêt à vendre beaucoup de label mais il ne met pas les moyens en face pour contrôler toutes les pêcheries.

Le poisson d’élevage peut paraître tentant mais lui aussi il faut bien le nourrir et avec quoi el nourrit-on? Avec du poisson de pêche, la boucle est bouclé.

Donc vraiment pour moi, si l’on veut être vraiment éco-responsable, il faut tout bonnement et simplement arrêter de manger du poisson. Le seul que je m’autoriserai à manger c’est la féra du lac d’Annecy pêchée par un des pêcheur à la ligne agréé. Autrement dit je la payerai cher mais au moins elle n’aura pas tué de dauphin ni d’autres poissons, ni menacé d’extinction l’espèce.

Nous arrivons à la fin de ce billet. J’espère que ces quelques idées vous auront aidé. Certaines peuvent représenter un changement important mais elles sont relativement simples à mettre en place. Si tout le monde appliquait au moins ces 8 petits trucs, on réduirait considérablement notre empreinte écologique et ça devient effectivement une nécessité. Pas de pression hein, mais essayez d’en appliquer une ou deux cette année, ce sera déjà ça de pris.

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